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segunda-feira, 11 de setembro de 2023

Paris quer remover 40% do asfalto para enfrentar picos de calor


O conselheiro para a Transição Ecológica do município de Paris, Dan Lert, alertou que a capital francesa vai enfrentar picos de calor de até 50 graus Celsius e terá de repensar a sua arquitetura, vegetação e remover 40% do asfalto.

Esperamos e prevemos picos de calor muito fortes e muito elevados e vagas de calor de 50 graus. O clima de Paris vai assemelhar-se ao de uma cidade como Sevilha, no sul de Espanha, nos próximos anos”, disse Dan Lert numa entrevista à agência de notícias EFE, depois de um período em que França bateu recordes históricos de temperaturas no final do verão.

Segundo o responsável, Paris está a viver uma “corrida contrarrelógio” contra a crise climática e as ondas de calor extremo são o “desafio número um” para a cidade.

Para responder ao desafio, que representa investimentos avultados, Paris planeia plantar 170.000 árvores até 2026, eliminar lugares de estacionamento e transformá-los em espaços verdes até 2030 e remover 40% do asfalto.

A ideia é passar de uma cidade que é como um radiador, que tem um efeito de ilha de calor urbana, para uma cidade que seja um oásis“, explicou Lert.

Os edifícios residenciais, em particular, terão de ser adaptados, mas a transformação levanta questões importantes sobre a preservação do património parisiense, tão intimamente ligado à estética dos edifícios.

"Temos telhados de zinco em Paris que fazem a beleza de Paris, mas num telhado de zinco estão 80 graus. E quando temos picos de calor que vão dos 40 aos 50 graus, precisamos isolar esses edifícios”, frisou Dan Lert.

Os telhados pretos, por exemplo, concentrariam menos calor se fossem pintados com cores claras, algo que já está a ser feito em alguns edifícios públicos.

As obras necessárias para melhorar o isolamento interior são por vezes travadas por autorizações de conservação do património e o conselheiro apelou para que os Arquitetos dos Edifícios de França mudem os seus procedimentos e se aceite que “a paisagem de Paris vai mudar para se proteger”.

“Uma pessoa idosa que vivesse debaixo de um telhado não isolado tinha quatro vezes mais probabilidades de morrer de calor“, ilustrou o responsável, com base em estudos sobre uma vaga de calor intenso em 2003.

Os ritmos da cidade também terão de mudar para aproveitar as horas mais frescas, acrescentou Lert.

Mais fontes, guarda-sóis e pulverizadores de água em toda a cidade serão também fundamentais e estão a ser implementados já este verão e no período que antecede o verão de 2024, que coincide com os Jogos Olímpicos.

O evento desportivo deixará também outro legado para uma cidade mais habitável em períodos de calor intenso: concretizar a promessa feita no final dos anos 80 pelo então presidente da câmara, Jacques Chirac, de poder tomar banho no rio Sena.

Até agora, não foi possível realizar as provas em águas abertas e de triatlo previstas para agosto, devido às chuvas e aos níveis de sujidade na água, mas as obras planeadas, como as cisternas para armazenar e purificar a água, tornarão esse cenário possível no próximo ano.

sexta-feira, 25 de fevereiro de 2005

Les faucheurs volontaires



Le 25 juillet 2004, plus de 1.000 personnes rassemblées à l’appel des faucheurs volontaires « neutralisaient » (terme employé par la direction départementale de l’agriculture, pour la destruction des plantes interdites comme le haschisch ou le pavot) deux essais de maïs transgéniques situés dans la commune de Menville. Les élus furent placés en première ligne. Parmi eux, vont passer en procès Gérard Onesta, député européen, Noël Mamère, député de Gironde, Michel Daverat, conseiller régional d’Aquitaine, et bien d’autres encore. José Bové et moi-même participions à cette action de désobéissance civique non-violente à visage découvert. Les forces de l’ordre en petit nombre ne s’opposèrent pas à l’arrachage. Les faucheurs se laissèrent photographier par les policiers qui relevèrent aussi l’identité des voitures. Aucune atteinte aux personnes. L’atteinte aux biens privés fut limitée aux plantes transgéniques concernées. Peu de chose par rapport à l’atteinte irréversible du patrimoine végétal commun. Enfin, tous les acteurs étaient prêts à se présenter devant les tribunaux, à courir les risques des amendes élevées, de la prison et des dédommagements civils provoqués par cet acte illégal, mais non illégitime. Et cela d’une façon solidaire.

Pour l’histoire, il est important de rappeler que les fauchages de plantes transgéniques en France ont commencé en 1997. En 2003, les paysans de la Confédération paysanne s’essoufflaient dans ces actions avec tous les risques que cela comportait. En juin 2003, quand José Bové sortit de la prison de Maguelone près de Montpellier, je lui dis : « Et si nous nous y mettions tous ? » Il était en effet inacceptable de laisser les paysans supporter seuls le poids de l’action. Même si ces derniers sont plus directement concernés, l’environnement et la santé publique nous préoccupent tous.

Revenons à nos faucheurs. S’ils ont transformé leur indignation en action non-violente, c’est pour les raisons suivantes : absence d’application du principe de précaution dans les cultures en plein champ, absence de vérification à long terme des conséquences de ces chimères végétales sur les plantes, les animaux et l’homme, inacceptable appropriation du vivant à des fins mercantiles par l’intermédiaire des brevets. Absence de débat démocratique enfin. Il a fallu attendre l’action des faucheurs volontaires pour que Jacques Chirac y fasse allusion dans le Puy-de-Dôme à l’automne 2004. Tout au long de cette même année, les fauchages ont continué. Par la non-violence, nous avons fait apparaître cette violence cachée qui s’impose de façon obscure pour que le fait accompli crée une situation de non-retour. En général l’action non-violente est suivie d’une aggravation de la répression dans le but de créer par la peur une démobilisation. Ainsi, rapidement, comme l’avait annoncé le ministre Dominique Perben, la justice convoqua en gendarmerie ceux qu’elle tenait pour responsables ou ceux à qui elle voulait faire payer le prix de ces actions. Or, les faucheurs volontaires signent un engagement personnel, adhèrent à une charte et s’organisent en collectifs. Cela signifie qu’il n’y a pas de responsables reconnus par le groupe. Chacun a pris une décision en conscience et en connaissance des conséquences civiles et pénales de son acte, conduit dans le cadre d’une résistance civique non-violente collective. Les actions sont menées solidairement et tous se sentent responsables. C’est ainsi que le premier collectif est né lors du rassemblement du Larzac « Construire un monde solidaire » en 2003. 400 personnes prirent l’engagement de « faucheur volontaire ». Ils sont aujourd’hui 5 000. Cette solidarité n’est pas un vain mot. En effet, lorsque le procureur de Toulouse a choisi 9 prévenus, celui de Riom 6, celui d’Orléans 44 à la suite des fauchages de l’été 2004, la réaction des faucheurs fut rapide. Plus de 400 personnes se présenteront aux gendarmeries de Toulouse et Millau pour demander à être prévenus comme les autres, afin que justice soit faite ! De même à Riom et Orléans, les coauteurs demandèrent justice. Renversement des rôles. Il apparaissait que tous les citoyens n’étaient pas égaux devant la loi. Devant les tribunaux correctionnels des mêmes villes, ces coauteurs se présentèrent en « comparution volontaire ». C’est une disposition du droit qui n’est pratiquement jamais appliquée. En règle générale, le procureur de la République a la prérogative de traduire les personnes devant les tribunaux. Les « comparants volontaires », en incitant la justice à les poursuivre, renversent encore les rôles et introduisent un débat dans les procès. Les reconnaître, c’est approuver le caractère collectif de la lutte. Deux tribunaux, celui de Toulouse et Riom, acceptèrent « les comparants volontaires ». Les cours d’appel interpellées par les procureurs s’empressèrent de casser ces décisions. Il reste que ces dernières sont le début d’une jurisprudence qui, comme l’objection de conscience, pourrait déboucher un jour sur une disposition légale qui intéresserait toutes les luttes sociales.

L’action des faucheurs a également montré que la législation française n’est pas en règle avec les directives européennes concernant les essais en plein champ. Pour dépasser ce problème, le gouvernement a mis en place une mission parlementaire confiée au député socialiste Le Déaut dans le but d’évaluer l’intérêt des cultures OGM (organisme génétiquement modifié). Cette dernière conclut qu’il faut rechercher la coexistence des deux formes d’agriculture, OGM et non-OGM. Comme l’une sera victime de l’autre, le résultat est assuré d’avance !

En 2005, la campagne des faucheurs a continué avec notamment un second grand rassemblement près de Menville suivi de nombreux fauchages. Les faucheurs auront besoin de la solidarité nationale pour tenir. Ils ne sont pas inquiets car la population reste majoritairement opposée aux OGM dans les assiettes. Le gouvernement, lui, reste sourd à toutes les initiatives de la société civile.

Alors finalement, pourquoi la désobéissance civique ? Pour répondre à la nécessité et prendre le relais d’un gouvernement phagocyté par la toute puissance du marché et de ce fait, rendu impuissant. Le colonialisme technologique est une réalité aux multiples facettes. C’est un totalitarisme en formation. Il importe de réagir avant qu’il ne nous submerge tous. « Renoncer à la désobéissance civique, comme dit Gandhi, ce serait mettre la conscience en prison. »

domingo, 23 de janeiro de 2005

Muúsica do Bioterra: A culpa é da vontade e Reflexões

Ouço imensas vezes esta música..."a vontade que vive dentro de mim e que só morre com a idade, com a idade do meu fim": Paz Profunda,  Amor Inteiro, Respeitar a Natureza.


1. Aquecimento global: ponto de não retorno pode chegar mais cedo do que o previsto (estudo divulgado em Londres)

2. Portugal é o país da Europa com maior défice de agendas 21 locais Lusa
Portugal é o país da Europa com maior défice de agendas 21 locais para promoção do desenvolvimento sustentável a nível regional, uma realidade que começa a ser debatida quarta-feira em Sintra. "Somos a lanterna vermelha de toda a Europa no que se refere às agendas 21locais", comentou Aristides Leitão, representante do Conselho Nacional do Ambiente e Desenvolvimento Sustentável, uma das organizações responsáveis pelo Fórum Internacional "Agenda 21 local: Sustentabilidade e Municipalismo", que decorre quarta e quinta-feira em Sintra.Apenas cinco por cento dos municípios portugueses (entre 15 a 20) têm esses instrumentos para que a nível regional se alcance mais progresso sem prejudicar o ambiente - o princípio que preside à criação do conceito de agenda 21 local a nível internacional." Países como a Suécia ou na Dinamarca já têm uma taxa de cem por cento", assinalou Aristides Leitão. Um dos casos de sucesso é o da região espanhola da Catalunha: "As agendas locais vieram dar-lhe um incrível dinamismo e capacidade de acção".No final de Setembro, o ministro do Ambiente, Luís Nobre Guedes, prometeu que110 municípios portugueses teriam dentro de dois anos agendas locais 21."Decidimos fazer um programa ousado, com o objectivo de em 2005 estarem envolvidos 50 municípios e mais outros 50 em 2006", anunciou na altura Nobre Guedes.Este objectivo envolve cerca de um terço dos 308 municípios portugueses. A Associação Nacional de Municípios aplaudiu a proposta, mas lembrou que é necessário financiamento do Governo para a elaboração das agendas 21.Em matéria de agendas 21 locais, o próprio Ministério do Ambiente já reconheceu que Portugal está em incumprimento desde 1992, quando na Cimeira da Terra se definiram estes instrumentos de gestão e participação local. "Como fazer Portugal reagir e conseguir dar exemplos de acções ligadas a este domínio foi um dos objectivos de trazer este Fórum Internacional para Portugal", comentou Marília Bernardes, presidente da Fundação Internacional Cidade Aberta, sedeada nos Estados Unidos. Segundo a responsável, as autoridades portuguesas têm considerado que as agendas 21 locais estão ainda em estado incipiente e chegaram a lamentar-se de pouco conseguirem fazer para promovê-las. O fórum pretende debater "vários caminhos possíveis" para "fortalecer vínculos entre crescimento económico, qualidade ambiental, progresso social e reformas democráticas", segundo os organizadores. O Presidente da República, Jorge Sampaio, o ministro das Cidades, José LuísArnaut, e o presidente da Associação Nacional de Municípios, Fernando Ruas, entre outros, estarão presentes na sessão de abertura do Fórum.

3. Biodiversidade atravessa maior crise desde a extinção dos dinossaurios Lusa
O director-geral do Programa das Nações Unidas para o Ambiente, Klaus Toepfer, disse hoje que a Terra atravessa a pior crise "desde a extinção dos dinossauros" e convidou a reflectir sobre o recente tsunami no sudeste asiático. Toepfer falava na Conferência Internacional sobre "Biodiversidade, Ciência e Governabilidade" que até sexta-feira reúne 1200 cientistas e responsáveis políticos de 30 países na sede da UNESCO, em Paris. A conferência tem por objectivo alertar para a degradação acelerada dosambientes naturais e das espécies vegetais e animais na Terra. Toepfer convidou a comunidade internacional a não repetir os "erros humanos" que acentuaram a tragédia do maremoto que a 26 de Dezembro varreu as costas do oceano Índico. "Os primeiros relatórios indicam que as zonas que mantiveram os seus ecossistemas em boa saúde resistiram melhor do que as que os tinham degradados", afirmou, por seu lado, o director executivo da Convenção sobre Biodiversidade Ecológica, Hamdallah Zedan. É chegado "o momento de nos interrogarmos sobre os meios para interromper esta perda de diversidade", disse Toepfer, acrescentando: "Os nossos filhos e os nossos netos vão querer saber por que razão deixámos prosseguir esta perda deseres vivos".Segundo Zedan, "45 por cento das florestas originais já desapareceram, como dez por cento dos co rais, e o restante está gravemente ameaçado". Esta conferência, lançada em Junho de 2003 pelo Presidente francês, Jacques Chirac, na cimeira do G8 em Evian (leste de França), poderá à criação de um grupo governamental de peritos, tal como existe para o clima, para estimular os decisores políticos. A biodiversidade é essencial para a manutenção do equilíbrio dos meios naturais e a sua deterioração pode ter consequências extremamente graves, segundo os cientistas. O predomínio do homem na Terra traduziu-se no desaparecimento acelerado de espécies a um ritmo 100 a mil vezes superior ao natural, referem os peritos. Estima-se que cerca de 16 mil espécies animais estejam actualmente ameaçadas de extinção, ou seja, um em cada quatro mamíferos do planeta, uma em cada oito espécies de aves e um em cada três anfíbios.

domingo, 19 de dezembro de 2004

Estamos no Antropodenial?

Dotar os animais de emoções humanas tem sido um tabu científico. Mas se não o fizermos, corremos o risco de perder algo fundamental, sobre os animais e nós.


Quando os convidados chegam ao Centro Regional de Pesquisa de Primatas de Yerkes, na Geórgia, onde trabalho, eles costumam fazer uma visita aos chimpanzés. E muitas vezes, quando ela os vê se aproximando do complexo, uma chimpanzé fêmea adulta chamada Georgia corre até a torneira para pegar um gole de água. Ela então se misturará casualmente com o resto da colônia atrás da cerca de malha, e nem mesmo o observador mais perspicaz notará algo incomum. Se necessário, Georgia esperará minutos, de boca fechada, até que os visitantes se aproximem. Então haverá gritos, risadas, saltos - e às vezes quedas - quando ela de repente os borrifa. Conheço alguns macacos que são bons em surpreender as pessoas, ingénuas ou não. Heini Hediger, o grande zoobiólogo suíço, conta como ele - estando preparado para enfrentar o desafio e prestando atenção a cada movimento do macaco - foi encharcado por um chimpanzé experiente. 

Certa vez, me vi em uma situação semelhante com a Geórgia; ela tinha tomado um gole da torneira e estava se esgueirando até mim. Eu a olhei bem nos olhos e apontei meu dedo para ela, avisando em holandês, eu vi você! Ela imediatamente recuou, deixou um pouco da água escorrer de sua boca e engoliu o resto. Certamente não quero afirmar que ela entende holandês, mas ela deve ter percebido que eu sabia o que ela estava fazendo e que não seria um alvo fácil. Agora, sem dúvida, mesmo um leitor casual deve ter notado que, ao descrever as ações de Georgia, insinuei qualidades humanas como intenções, a capacidade de interpretar minha própria consciência e uma tendência para o mal. No entanto, a tradição científica diz que devo evitar tal linguagem – estou cometendo o pecado do antropomorfismo, de transformar não-humanos em humanos. 

A palavra vem do grego, significando forma humana, e foram os antigos gregos que primeiro deram má reputação à prática. Eles não tinham chimpanzés em mente: o filósofo Xenófanes se opôs à poesia de Homero porque ela tratava Zeus e os outros deuses como se fossem pessoas. Como pudemos ser tão arrogantes, perguntou Xenófanes, a ponto de pensar que os deuses deveriam se parecer conosco? Se os cavalos pudessem fazer desenhos, ele sugeriu zombeteiramente, eles sem dúvida fariam seus deuses parecerem cavalos. Hoje em dia, os descendentes intelectuais de Xenófanes advertem contra a percepção de que os animais são como nós. Existem, por exemplo, os behavioristas, que acompanham o psicólogo BF Skinner ao ver as ações dos animais como respostas moldadas por recompensas e punições, e não como resultado de decisões internas, emoções ou intenções. Eles diriam que a Geórgia não estava tramando nada quando borrifou água em suas vítimas. Longe de planejar e executar uma trama perversa, Georgia simplesmente caiu na recompensa irresistível da surpresa e aborrecimento humano. Considerando que qualquer pessoa agindo como ela seria repreendida, presa ou responsabilizada, a Geórgia é de alguma forma inocente. 

Os behavioristas não são os únicos cientistas que evitam pensar na vida interior dos animais. Alguns sociobiólogos - pesquisadores que buscam as raízes do comportamento na evolução - descrevem os animais como máquinas de sobrevivência e robôs pré-programados colocados na Terra para servir a seus genes egoístas. Há um certo valor metafórico nesses conceitos, mas foi negado pelo mal-entendido que eles criaram. Tal linguagem pode dar a impressão de que apenas os genes têm direito a uma vida interior. Nenhuma ideia antropomorfizante mais ilusória foi apresentada desde a mania do pet-rock dos anos 1970. Na verdade, durante a evolução, os genes – um mero lote de moléculas – simplesmente se multiplicam em taxas diferentes, dependendo das características que produzem em um indivíduo. Dizer que os genes são egoístas é como dizer que uma bola de neve que cresce à medida que desce uma colina é ávida por neve. Logicamente, essas atitudes agnósticas em relação a uma vida mental em animais só podem ser válidas se forem aplicadas também à nossa própria espécie. No entanto, é incomum encontrar pesquisadores que tentam estudar o comportamento humano puramente como uma questão de recompensa e punição. 

Descreva uma pessoa como tendo intenções, sentimentos, e pensamentos e você provavelmente não encontrará muita resistência. Nossa própria familiaridade com nossa vida interior anula qualquer coisa que alguma escola de pensamento possa reivindicar sobre nós. No entanto, apesar desse duplo padrão em relação ao comportamento de humanos e animais, a biologia moderna não nos deixa escolha a não ser concluir que somos animais. Em termos de anatomia, fisiologia e neurologia, não somos realmente mais excepcionais do que, digamos, um elefante ou um ornitorrinco à sua maneira. Mesmo tais marcas presumidas da humanidade como guerra, política, cultura, moralidade e linguagem podem não ser completamente sem precedentes. 

Por exemplo, diferentes grupos de chimpanzés selvagens empregam diferentes tecnologias – alguns pescam cupins com paus, outros quebram nozes com pedras – que são transmitidas de uma geração para outra por meio de um processo que lembra a cultura humana. Diante dessas descobertas, devemos ter muito cuidado para não exagerar a singularidade de nossa espécie. Os antigos aparentemente nunca deram muita atenção a esta prática, o oposto do antropomorfismo, e por isso nos falta uma palavra para isso. Vou chamá-lo de antropodenial: uma cegueira para as características humanas de outros animais, ou para as características animais de nós mesmos. Aqueles que estão em antropodenia tentam construir uma parede de tijolos para separar os humanos do resto do reino animal. Eles continuam a tradição de René Descartes, que declarou que enquanto os humanos possuíam almas, os animais eram meros autômatos. Isso gerou um sério dilema quando Charles Darwin apareceu: se descendíamos de tais autômatos, não éramos nós mesmos autômatos? Se não, como chegamos a ser tão diferentes? Cada vez que devemos fazer tal pergunta, outro tijolo é arrancado da parede divisória, e para mim essa parede está começando a parecer uma fatia de queijo suíço. 

Trabalho diariamente com animais dos quais é tão difícil se distanciar quanto de Lucy, o famoso fóssil australopitecíneo de 3,2 milhões de anos. Se devemos a Lucy o respeito de um ancestral, isso não força um olhar diferente para os macacos? Afinal, tanto quanto podemos dizer, a diferença mais significativa entre Lucy e os chimpanzés modernos é encontrada em seus quadris, não em seus crânios. Assim que admitimos que os animais são muito mais parecidos com nossos parentes do que com máquinas, então a antropodenização se torna impossível e o antropomorfismo se torna inevitável – e cientificamente aceitável. Mas nem todas as formas de antropomorfismo, é claro. A cultura popular nos bombardeia com exemplos de animais sendo humanizados para todos os tipos de propósitos, variando de educação a entretenimento, de sátira a propaganda. Walt Disney, por exemplo, nos fez esquecer que Mickey é um rato e Donald um pato. George Orwell disfarçou os males da sociedade humana sobre uma população de gado. 

Certa vez, fiquei impressionado com um anúncio de uma empresa de petróleo que afirmava que seu propano salvava o meio ambiente, no qual um urso pardo desfrutando de uma paisagem intocada tinha o braço em volta dos ombros de sua companheira. Na verdade, os ursos são míopes e não formam pares, então a imagem diz mais sobre nosso próprio comportamento do que sobre o deles. Talvez fosse essa a intenção. O problema é que nem sempre nos lembramos de que, quando usado dessa maneira, o antropomorfismo pode fornecer uma visão apenas dos assuntos humanos e não dos assuntos dos animais. Quando meu livro Chimpanzee Politics saiu na França, em 1987, meu editor decidiu (sem eu saber) colocar François Mitterrand e Jacques Chirac na capa com um chimpanzé entre eles. Só posso presumir que ele queria insinuar que esses políticos agiam como mães macacos. No entanto, ao fazer isso, ele foi totalmente contra o objetivo do meu livro, que não era ridicularizar as pessoas, mas mostrar que os chimpanzés vivem em sociedades complexas cheias de alianças e jogos de poder que, de certa forma, refletem os nossos. Muitas vezes você pode ouvir tentativas semelhantes de humor antropomórfico nas multidões que se formam em torno da exibição de macacos em um zoológico típico. Não é interessante que antílopes, leões e girafas raramente provocam hilaridade? 

Mas as pessoas que observam os primatas acabam gritando e gritando, se coçando em exagero e apontando para os animais enquanto gritam: Tive que olhar duas vezes, Larry. Pensei que eras tu! Na minha cabeça, o riso reflete o antropodenismo: é uma reação nervosa causada por uma semelhança incômoda. Essa mesma semelhança, no entanto, pode nos permitir fazer melhor uso do antropomorfismo, mas para isso devemos vê-lo como um meio e não como um fim. Não deveria ser nosso objetivo encontrar alguma qualidade em um animal que seja precisamente equivalente a um aspecto de nossa própria vida interior. Em vez disso, devemos usar o fato de sermos semelhantes aos animais para desenvolver ideias que possamos testar. Por exemplo, depois de observar um grupo de chimpanzés longamente, começamos a suspeitar que alguns indivíduos estão tentando enganar os outros - dando alarmes falsos para desviar a atenção indesejada do roubo de comida ou da atividade sexual proibida. Uma vez que enquadramos a observação nesses termos, podemos validar previsões testáveis. Podemos imaginar exatamente o que seria necessário para demonstrar a fraude por parte dos chimpanzés. Dessa forma, uma especulação se transforma em um desafio. Naturalmente, devemos estar sempre em guarda. Para evitar interpretações tolas baseadas no antropomorfismo, deve-se sempre interpretar o comportamento animal no contexto mais amplo dos hábitos e da história natural de uma espécie. 

Sem experiência com primatas, pode-se imaginar que um macaco rhesus sorridente deve estar encantado, ou que um chimpanzé correndo em direção a outro com grunhidos altos deve estar em um estado de espírito agressivo. Mas os primatologistas sabem, por muitas horas de observação, que os macacos rhesus mostram os dentes quando são intimidados e que os chimpanzés costumam grunhir quando se encontram e se abraçam. Em outras palavras, um sorridente macaco rhesus sinaliza submissão, e o grunhido de um chimpanzé geralmente serve como uma saudação. Um observador cuidadoso pode, assim, chegar a um antropomorfismo informado que está em desacordo com as extrapolações do comportamento humano. Também é preciso estar sempre ciente de que alguns animais são mais parecidos conosco do que outros. O problema de partilhar as experiências de organismos que dependem de diferentes sentidos é profundo. Foi expresso de forma mais famosa pelo filósofo Thomas Nagel quando ele perguntou: Como é ser um morcego? Um morcego percebe seu mundo em pulsos de som refletido, algo que nós, criaturas de visão, teríamos dificuldade em imaginar. Talvez ainda mais estranha seja a experiência de um animal como a toupeira de nariz estrelado. Com 22 tentáculos rosa contorcendo-se em torno de suas narinas, é capaz de sentir texturas microscópicas em pequenos objetos na lama com o mais aguçado senso de toque de qualquer animal na Terra. Os humanos mal conseguem imaginar o Umwelt de uma toupeira de nariz estrelado - um termo alemão para o ambiente percebido pelo animal. Obviamente, quanto mais próxima uma espécie estiver de nós, mais fácil será entrar em seu Umwelt. É por isso que o antropomorfismo não é apenas tentador no caso dos macacos, mas também difícil de rejeitar com base no fato de que não podemos saber como eles percebem o mundo. Seus sistemas sensoriais são essencialmente os mesmos que os nossos. 

No verão passado, um macaco salvou um menino de três anos. A criança, que havia caído 20 pés na exibição de primatas no Brookfield Zoo de Chicago, foi resgatada e carregada para um local seguro por Binti Jua, uma gorila fêmea de oito anos de idade. O gorila sentou-se num tronco em um riacho, embalando o menino no colo e dando tapinhas em suas costas, e então o carregou até uma das portas da exposição antes de deitá-lo e continuar seu caminho. Binti se tornou uma celebridade da noite para o dia, figurando nos discursos dos principais políticos que a apontavam como um exemplo de compaixão tão necessária. Alguns cientistas foram menos líricos, no entanto. Eles alertaram que os motivos de Binti podem ter sido menos nobres do que pareciam, apontando que esse gorila foi criado por pessoas e aprendeu habilidades parentais com um bichinho de pelúcia. O caso todo pode ter sido um instinto maternal confuso, eles alegaram. O intrigante nessa enxurrada de explicações alternativas é que ninguém pensaria em levantar dúvidas semelhantes quando uma pessoa salva um cachorro atropelado por um carro. O socorrista pode ter crescido em um canil, foram elogiados por serem gentis com os animais, têm uma personalidade carinhosa, mas ainda assim veríamos seu comportamento como um ato de carinho. Por que então, no caso de Binti, seu passado foi usado contra ela? Não estou dizendo que sei o que passou na cabeça de Binti, mas sei que ninguém a preparou para esse tipo de emergência e que é improvável que, com seu próprio bebê de 17 meses nas costas, ela tenha maternalmente confuso. Como no mundo um animal tão inteligente poderia confundir um garoto loiro de tênis e camiseta vermelha com um gorila juvenil? Na verdade, a maior surpresa foi a surpresa da maioria das pessoas. Os estudiosos do comportamento dos macacos não achavam que Binti tivesse feito algo incomum. Jörg Hess, um especialista em gorilas suíço, disse sem rodeios: O incidente pode ser sensacional apenas para pessoas que não sabem nada sobre gorilas. A ação de Binti causou uma profunda impressão principalmente porque beneficiou um membro de nossa própria espécie, mas em meu trabalho sobre a evolução da moralidade e da empatia, encontrei vários exemplos de animais cuidando uns dos outros. 

Por exemplo, um chimpanzé consola uma vítima após um ataque violento, colocando um braço em volta dela e dando tapinhas em suas costas. E os bonobos (ou chimpanzés-pigmeus) são conhecidos por ajudar companheiros novos em seus aposentos em zoológicos, levando-os pela mão para guiá-los pelo labirinto de corredores que conectam partes de seu prédio. Esses tipos de casos não chegam aos jornais, mas são consistentes com a ajuda de Binti ao infeliz menino e a ideia de que os macacos têm capacidade de simpatia. O baluarte tradicional contra esse tipo de interpretação cognitiva é o princípio da parcimônia – que devemos fazer o mínimo de suposições possível ao tentar construir uma explicação científica, e que assumir que um macaco é capaz de algo como simpatia é um salto muito grande. Mas esse mesmo princípio de parcimônia não argumenta contra assumir uma enorme lacuna cognitiva quando a distância evolutiva entre humanos e macacos é tão pequena? Se duas espécies intimamente relacionadas agem da mesma maneira, seus processos mentais subjacentes provavelmente também são os mesmos. O incidente no Zoológico de Brookfield mostra como é difícil evitar ao mesmo tempo o antropodenismo e o antropomorfismo: ao tentar evitar pensar em Binti como um ser humano, nos deparamos diretamente com a percepção de que as ações de Binti fazem pouco sentido se nos recusamos a assumir intenções e sentimentos. No final, devemos perguntar: que tipo de risco estamos dispostos a correr - o risco de subestimar a vida mental animal ou o risco de superestimá-la? Não há uma resposta simples. Mas, de uma perspectiva evolutiva, a bondade de Binti, assim como a travessura de Georgia, é explicada de maneira mais parcimoniosa da mesma forma que explicamos nosso próprio comportamento - como resultado de uma vida interior complexa e familiar.