quarta-feira, 23 de setembro de 2020

A “Bolha”, o organismo com 500 milhões de anos e 720 tipos de sexo




O Planeta Terra é casa para milhões de espécies diferentes, cada uma com as suas características e funcionalidades diferentes. Este organismo chama-se “Blob”, mas podemos tratá-lo também por “Bolha”.

O Physarum polycephalum é um ser vivo unicelular que habita no mundo há mais de 500 milhões de anos, revela o Jornal Público. Embora tenha a aparência de um fungo, como um cogumelo, a forma como age é semelhante à de um animal, pelo que os cientistas não sabem ainda como o definir.

Megan Dobro, Professora e investigadora da Universidade de Hampshire, explica “Os fungos viscosos navegaram em ecossistemas complexos como o solo de floresta, por um bilião de anos, provando ser alguns dos maiores otimizadores do Planeta.”

De cor amarela, o Blob alimenta-se de bactérias e micróbios, tem 720 tipos de sexo, movimenta-se entre 1 a 4 centímetros por hora, e regenera-se em dois minutos. “O mais incrível é a sua capacidade de resolver problemas, apresentar personalidades diferentes e até mesmo de comunicar, enquanto não tem cérebro”, afirma o Parc Zoologique de Paris.

Este ser vivo tem uma grande capacidade de sobrevivência, e consegue entrar numa fase de dormência caso o ambiente não lhe seja favorável.

Jonathon Keats, Filósofo experimental, enfatiza no comunicado da Universidade de Hampshire “Os fungos viscosos plasmáticos são superorganismos, o que significa que o seu interesse próprio é inseparável do interesse coletivo. O mesmo é verdade para nós humanos, só que a sociedade ainda não percebeu isso.”

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L’insoutenable légèreté du capitalisme vis-à-vis de notre santé, par Eva Illouz

TRIBUNE. Dans ce texte brillant, qui souligne le lien étroit entre santé et économie, la grande sociologue franco-israélienne analyse la crise planétaire du coronavirus. Elle dénonce « l’imposture » du néolibéralisme qui, privant l’Etat de ses ressources, a sacrifié le monde dont il se nourrit.



En regardant le film hypnotique de Lars von Trier « Melancholia », le spectateur comprend peu à peu, dans un mélange de terreur et d’impuissance, que le monde est sur le point de disparaître, condamné à entrer en collision avec la planète « Melancholia ». A la fin du film, ce spectateur, à la fois fasciné et paralysé, voit cette planète finir sa course pour s’écraser sur la Terre. D’abord apparue sous la forme d’un point lointain dans le ciel, elle grossit jusqu’à finalement devenir un disque qui envahit tout l’écran, au moment du choc.

Nous sommes tous plongés dans un événement mondial dont nous n’avons pas encore pleinement saisi l’ampleur. Dans ce moment inédit, j’ai tenté de trouver des analogies et je me suis souvenue de cette scène finale du film de Lars von Trier.

Une nouvelle réalité

C’est au cours de la deuxième semaine de janvier que j’ai lu pour la première fois un article au sujet d’un étrange virus ; c’était dans la presse américaine et j’y ai prêté une attention toute particulière parce que mon fils devait partir en Chine. Le virus était encore à distance, comme le point lointain d’une planète menaçante. Mon fils annula son voyage mais le point est devenu disque et a poursuivi sa course inexorable, venant progressivement s’écraser sur nous, en Europe et au Moyen-Orient. Désormais, nous observons tous, tétanisés, les progrès de la pandémie, tandis que le monde que nous connaissions a baissé le rideau.

Le coronavirus est un événement planétaire d’une magnitude que nous peinons à saisir, non seulement en raison de son échelle mondiale, non seulement en raison de la rapidité de la contamination, mais aussi parce que les institutions dont nous n’avions jamais questionné le colossal pouvoir ont été mises à genoux en l’espace de quelques semaines. L’univers archaïque des épidémies dévastatrices a brutalement fait irruption dans le monde aseptisé et avancé de la puissance nucléaire, de la chirurgie laser et de la technologie virtuelle. Même en temps de guerre, les cinémas et les bars underground continuaient de fonctionner ; or ici, les villes animées d’Europe que nous aimons sont devenues de sinistres villes fantômes, leurs habitants forcés de se terrer chez eux. Comme l’écrivit Albert Camus dans « la Peste », « tous ces changements, dans un sens, étaient si extraordinaires et s’étaient accomplis si rapidement, qu’il n’était pas facile de les considérer comme normaux et durables. »

Du transport aérien aux musées, c’est le cœur battant de notre civilisation qui a été arrêté. La liberté, la valeur cardinale de la modernité, a été mise entre parenthèses, non pas à cause d’un nouveau tyran mais en raison de la peur, cette émotion qui domine toutes les autres. Du jour au lendemain, le monde est devenu unheimlich, étrangement inquiétant, vidé de sa familiarité. Les gestes les plus réconfortants – se serrer la main, s’embrasser, s’étreindre, manger ensemble – sont devenus sources de danger et d’angoisse. En l’espace de quelques jours, de nouvelles notions ont fait leur apparition pour donner sens à une réalité nouvelle : nous sommes tous devenus spécialistes des différents types de masques et de leur pouvoir filtrant (N95, FPP2, FPP3, etc.), nous savons désormais quelle quantité d’alcool est nécessaire à un lavage de mains efficace, nous connaissons la différence entre la « suppression » et l’« atténuation », entre Saint-Louis et Philadelphie au temps de la grippe espagnole, et bien sûr, nous nous sommes familiarisés, surtout, avec les étranges règles et rituels de la distanciation sociale. En quelques jours en effet, une nouvelle réalité a fait son apparition, avec de nouveaux objets, de nouveaux concepts et de nouvelles pratiques.

Rupture du contrat de l’Etat

Les crises révèlent les structures mentales et politiques et, dans le même temps, elles mettent au défi les structures conventionnelles et la routine. Une structure est habituellement dissimulée au regard, mais les crises n’ont pas leur pareil pour exposer à l’œil nu les structures mentales et sociales tacites.

La santé, selon Michel Foucault, est l’épicentre de la gouvernance moderne (il parlait de « biopouvoir »). A travers la médecine et la santé mentale, affirmait-il, l’Etat gère, surveille et contrôle la population. Dans un langage qu’il n’aurait pas utilisé, nous pourrions dire que le contrat implicite passé entre les Etats modernes et leurs citoyens est fondé sur la capacité des premiers à garantir la sécurité et la santé physiques des seconds.

Cette crise met en lumière deux choses opposées : d’abord le fait que ce contrat, dans de nombreuses parties du monde, a progressivement été rompu par l’Etat, qui a changé de vocation en devenant un acteur économique entièrement préoccupé de réduire les coûts du travail, d’autoriser ou encourager la délocalisation de la production (et, entre autres, celle de médicaments clés), de déréguler les activités bancaires et financières et de subvenir aux besoins des entreprises. Le résultat, intentionnel ou non, a été une érosion extraordinaire du secteur public. Et la deuxième chose, c’est le fait, évident aux yeux de tous, que seul l’Etat peut gérer et surmonter une crise d’une telle ampleur. Même le mammouth Amazon ne peut faire plus qu’expédier des colis postaux, et encore, avec de grandes difficultés.

« Retombées zoonotiques »

Pour Dennis Carroll, expert mondial de premier plan en maladies infectieuses, travaillant aux Etats-Unis pour le CDC (Centers for Disease Control and Prevention), l’agence nationale de protection de la santé, nous devons nous attendre à voir ce type de pandémies se répéter plus souvent à l’avenir. Et cela en raison de ce qu’il appelle les « retombées zoonotiques », c’est-à-dire les conséquences d’un contact de plus en plus fréquent entre des agents pathogènes d’origine animale et les hommes – un contact lui-même causé par la présence toujours plus importante des humains dans des écozones qui, jusqu’ici, étaient hors de notre portée. Ces incursions dans les écozones s’expliquent par la surpopulation et par l’exploitation intensive de la terre (en Afrique, par exemple, l’extraction pétrolière ou minière s’est considérablement développée dans des régions qui étaient d’ordinaire peu habitées par les hommes).

Cela fait au moins une décennie que Caroll et de nombreux autres (dont, par exemple, Bill Gates et l’épidémiologiste Larry Brilliant, directeur de la fondation Google.org) nous avertissent que des virus inconnus menaceront toujours plus à l’avenir les êtres humains. Mais personne n’y a prêté attention. La crise actuelle est le prix que nous payons tous pour le manque d’attention de nos politiciens : nos sociétés étaient bien trop occupées à réaliser des bénéfices, sans relâche, et à exploiter la terre et la main d’œuvre, en tout temps et en tous lieux. Dans un monde post-Corona, les retombées zoonotiques et les marchés chinois d’animaux vivants devront devenir le souci de la communauté internationale. Si l’arsenal nucléaire de l’Iran est étroitement contrôlé, il n’y a aucune raison de ne pas exiger un contrôle international des sources de retombées zoonotiques. Le milieu des affaires, partout à travers le monde, peut enfin réaliser que pour pouvoir exploiter le monde, il faut encore qu’il y ait un monde.


Une femme, sur le pont de Brooklyn à New York, le 20 mars 2020.

L’économie ou la vie ? La santé, socle invisible du marché

La peur du public met toujours les institutions en danger (les monstres politiques du XXème siècle ont tous utilisé la peur pour dépouiller la démocratie de ses institutions). Mais l’inédit de cette crise, c’est à quel point elle se montre hantée par l’« économisme ». Le modèle britannique (décrié depuis) a initialement consisté à adopter la méthode d’intervention la moins intrusive possible, soit le modèle de l’auto-immunisation (c’est-à-dire de la contamination) de 60 % de la population – une option qui revenait à sacrifier une partie de cette population au nom du maintien de l’activité économique. L’Allemagne et la France avaient d’abord réagi de la même manière, ignorant la crise tant que cela fut possible. Comme l’a relevé l’essayiste italien Giuliano Da Empoli, même la Chine, qui piétine les droits de l’homme, n’a pas utilisé aussi ouvertement que les nations européenne l’« économisme » comme un critère à prendre en considération dans la lutte contre le virus (du moins au début). Le dilemme est sans précédent : sacrifier la vie de nombreuses personnes âgées et vulnérables ou sacrifier la survie économique de beaucoup de jeunes et d’indépendants.

Il n’est pas sans ironie que ce soit le monde de la finance, généralement arrogant et si souvent impénétrable, qui ait été le premier à s’effondrer. Cela a montré que la circulation de l’argent dans le monde repose sur une ressource que nous considérions tous comme acquise : la santé des citoyens. Les marchés se nourrissent de la confiance comme d’une monnaie pour construire le futur, et il s’avère que la confiance se fonde sur l’hypothèse de la santé. Les Etats modernes ont garanti la santé des citoyens : ils ont construit des hôpitaux, formé des médecins, subventionné la recherche médicale et conçu des systèmes de protection sociale. Ce système de santé était le socle invisible qui rendait possible la confiance dans l’avenir qui, à son tour, conditionne les investissements et la spéculation financière. Sans santé, les transactions économiques perdent leur sens.

La santé était donc tenue pour acquise ; et ces dernières décennies, les politiciens, les places financières, les grandes entreprises s’accordèrent tous pour promouvoir des politiques qui réduisaient drastiquement les budgets dévolus aux ressources publiques, de l’éducation aux soins de santé, ignorant ainsi de façon paradoxale à quel point les entreprises avaient pu bénéficier de ces biens publics (éducation, santé, infrastructures), sans rien débourser pour cela. Toutes ces ressources dépendent de l’Etat et conditionnent l’existence même des échanges économiques. Pourtant, en France, 100 000 lits d’hôpitaux ont été supprimés ces vingt dernières années (les soins à domicile ne sauraient compenser des lits en unités de soins intensifs). En juin 2019, les médecins et infirmières urgentistes avaient manifesté contre les coupes budgétaires qui sapent le système de santé français – une référence mondiale – jusqu’à le pousser au bord de l’effondrement.


A l’hôpital Emile Muller de Mulhouse, le 22 mars 2020.

Au moment même où j’écris ces lignes, un collectif de 600 médecins annoncent porter plainte contre le Premier ministre, Edouard Philippe, et l’ex-ministre de la Santé, Agnès Buzyn, pour leur mauvaise gestion de la crise (jusqu’au 14 mars, aucune mesure n’avait été prise). Aux Etats-Unis, le pays le plus puissant de la planète, les médecins se démènent pour trouver des masques, afin de se protéger eux-mêmes. En Israël, en 2019, le ratio lits d’hôpitaux/population totale était tombé à son plus bas niveau depuis trois décennies, selon un rapport publié par le ministère de la Santé.
La mue indispensable du capitalisme

Netanyahou et ses gouvernements successifs ont négligé le système de santé pour deux raisons : parce que Netanyahou est fondamentalement un néolibéral qui croit en la redistribution de l’argent issu des ressources collectives aux riches sous la forme d’exonérations d’impôts ; et parce qu’il a cédé aux exigences des partis ultra-orthodoxes qui sont ses partenaires de coalition, créant ainsi des pénuries massives dans le système de santé. Le mélange de gravité et d’hystérie avec lequel la crise actuelle a été gérée visait à dissimuler cette stupéfiante impréparation (manque de masques chirurgicaux, de respirateurs artificiels, de combinaisons de protection, de lits, d’unités de soins adéquates, etc.). Netanyahou et des hordes de politiciens partout dans le monde ont traité la santé des citoyens avec une légèreté insupportable, échouant à comprendre l’évidence : sans santé, il ne peut y avoir d’économie. La relation entre notre santé et le marché est désormais devenue douloureusement claire.

Le capitalisme tel que nous l’avons connu doit changer. La pandémie va causer des dommages économiques incommensurables, un chômage massif, une croissance en berne ou négative, et elle affectera le monde entier – les économies asiatiques ayant des chances d’en ressortir les plus fortes. Les banques, les entreprises et les sociétés financières devront supporter la charge, aux côtés de l’Etat, de trouver une issue à cette crise et devenir des partenaires pour la santé collective des citoyens. Elles devront contribuer à la recherche, aux plans de préparation aux urgences nationales, et à l’embauche massive, une fois cette crise terminée. Elles devront porter le fardeau de la reconstruction économique, quand bien même cet effort collectif ne générerait que peu de profits.

Les capitalistes ont pris pour acquises les ressources fournies par l’Etat – l’éducation, la santé, les infrastructures – sans jamais réaliser que les ressources dont ils spoliaient l’Etat les priveraient, au bout du compte, du monde qui rend l’économie possible. Cela doit cesser. Pour que l’économie ait un sens, elle a besoin d’un monde. Et ce monde ne peut être construit que collectivement, grâce à la contribution du secteur privé au bien commun. Si seuls les Etats peuvent gérer une crise d’une telle ampleur, ils ne seront pas suffisamment forts pour nous faire sortir à eux seuls de cette crise : il faudra que les entreprises contribuent au maintien des biens publics, dont elles ont tant bénéficié.

Les élites et les butins de guerre

En Israël, malgré un bilan relativement peu élevé en terme de vies humaines (jusqu’à présent), la crise du coronavirus a profondément ébranlé les institutions du pays. Comme Naomi Klein n’a cessé de le souligner, les catastrophes sont pour les élites des occasions de s’emparer de butins de guerre et d’en tirer le maximum de profits. Israël en fournit un exemple frappant. Netanyahou a de facto suspendu les droits civiques fondamentaux et fermé les tribunaux (se sauvant ainsi in extremis du procès qui l’attendait). Le 16 mars, au milieu de la nuit, le gouvernement israélien a approuvé le recours à des outils technologiques élaborés par les services secrets du Shin Bet pour traquer les terroristes, afin de localiser et identifier les mouvements des porteurs de virus (et de ceux qu’ils auraient pu contaminer). Il a contourné l’approbation de la Knesset, pourtant prévu par la procédure, et adopté des mesures qu’aucun pays n’avait encore prise – y compris les plus autoritaires.

Les citoyens israéliens ont l’habitude d’obéir rapidement et docilement aux ordres qu’ils reçoivent de l’Etat, en particulier lorsque leur sécurité et leur survie sont en jeu. Ils sont accoutumés à considérer la sécurité comme une raison valable d’enfreindre la loi et de porter atteinte à la démocratie. Mais Netanyahou et ses acolytes ne se sont pas arrêtés là : ils ont mis un coup d’arrêt à la formation de commissions parlementaires, menant de facto ce que certains commentateurs et citoyens ont appelé un « coup d’Etat » politique, privant ainsi le Parlement de sa fonction de contre-pouvoir face à l’exécutif, et refusant les résultats des élections, qui les mettaient en situation de minorité. Le 19 mars, une procession légale de voitures munies de drapeaux noirs pour protester contre la fermeture du Parlement a été stoppée de force par la police, pour la seule raison que celle-ci en avait reçu l’ordre.

Thucydide, l’historien grec du Ve siècle avant Jésus-Christ, écrivait ceci au sujet de la peste qui avait ravagé Athènes durant la deuxième année de la guerre du Péloponnèse : « Devant le déchaînement du mal, les hommes, ne sachant que devenir, cessèrent de respecter la loi divine ou humaine. » (1) Des crises de ce type peuvent générer du chaos et c’est dans ce genre de circonstances que, bien souvent, des tyrans font leur apparition. Les dictateurs prospèrent sur la peur et le chaos. En Israël, des commentateurs très respectés voient dans la gestion de la crise par Netanyahou un exemple d’une telle exploitation cynique du chaos et de la peur, dans le but de changer les résultats des élections et de se mettre hors de portée de la loi. Ainsi, Israël traverse une crise qui n’a pas d’équivalent ailleurs : sa crise est à la fois sanitaire, économique et politique. Dans des moments comme celui-ci, il est crucial d’avoir confiance dans les personnes occupant les charges publiques ; or, une partie significative de l’opinion publique israélienne est en train de perdre totalement confiance en ses représentants, du ministère de la Santé ou dans les autres branches de l’exécutif.

La bande-annonce de notre futur ?

Ce qui vient redoubler le sentiment de crise, c’est le fait que la pandémie requiert une nouvelle forme de solidarité à travers la distanciation sociale. C’est une solidarité entre les générations, entre les jeunes et les vieux, entre quelqu’un qui ne sait pas qu’il peut être malade et quelqu’un qui pourrait mourir de ce que le premier ne sait pas, une solidarité entre quelqu’un qui a peut-être perdu son travail et quelqu’un qui pourrait perdre la vie.

Je suis confinée depuis plusieurs semaines maintenant et l’amour dont mes enfants m’ont couverte a consisté à me laisser seule. Cette solidarité exige l’isolement et fragmente le corps social en ses plus petites unités possible, ce qui complique nos organisations, nos rencontres, nos communications – au-delà des innombrables plaisanteries et vidéos échangées sur les réseaux sociaux.

Nous faisons aujourd’hui l’expérience d’une sociabilité de substitution : l’usage d’Internet a plus que doublé ; les réseaux sociaux sont devenus les nouveaux salons ; le nombre de blagues Corona circulant sur les réseaux sociaux à travers les continents est sans précédent ; la consommation de Netflix et de Prime Video a littéralement explosé ; les étudiants du monde entier suivent désormais des cours virtuels à travers « Zoom » – des salles de classe collaboratives. En résumé, cette maladie, qui nous oblige à revoir de fond en comble toutes les catégories connues de la sociabilité et du soin, est aussi la grande fête de la technologie virtuelle. Je suis persuadée que dans le monde post-Corona, la vie virtuelle longue distance aura conquis une nouvelle autonomie – maintenant que nous avons été contraints de découvrir son potentiel.

Nous sortirons de cette crise, grâce au travail héroïque des médecins et des infirmières et à la résilience des citoyens. De nombreux pays en sortent déjà. Le défi consistera à gérer l’après- pandémie, en tirant les bonnes conclusions : l’Etat, encore une fois, s’est avéré la seule entité capable de faire face à des crises à si grande échelle. L’imposture du néolibéralisme est désormais exposée, et doit être dénoncée haut et fort. L’époque où tout acteur économique n’était là que pour « s’en mettre plein les poches » doit finir une bonne fois pour toutes. L’intérêt public doit redevenir la priorité des politiques publiques. Et les entreprises doivent contribuer à ce bien public, si elles veulent que le marché demeure un cadre possible pour les activités humaines.

Laurent Jeanpierre : « Cette pandémie est la répétition générale de la catastrophe écologique »

Cette pandémie est comme une bande-annonce de cinéma qui nous donne un preview, un avant-goût de ce qui peut nous arriver si des virus bien plus dangereux font leur apparition et si le changement climatique rend le monde invivable. Dans des cas pareils, il n’y aura ni intérêt privé ni intérêt public à défendre. Contrairement à ceux qui prédisent une résurgence du nationalisme et un retour des frontières, je crois que seule une réponse internationale coordonnée peut aider à affronter ces risques et périls inédits. Le monde est irrévocablement interdépendant et seule une contribution de ce genre peut nous permettre de faire face à la prochaine crise. Nous aurons besoin d’une coordination et d’une coopération internationales d’un type nouveau, afin d’empêcher de futures retombées zoonotiques, pour étudier les maladies, pour innover dans les domaines de l’équipement médical et de la recherche, et plus que tout, il faudra réinvestir les richesses considérables amassées par les entités privées dans les biens communs. Telle sera la condition pour avoir un monde.

(1) Thucydide, « La Guerre du Péloponnèse », chap. 2, 52.
Eva Illouz, bio express

Sociologue franco-israélienne, Eva Illouz est considérée comme l’une des plus importantes figures de la pensée mondiale. Directrice d’études à l’EHESS et professeur à l’Université hébraïque de Jérusalem, elle étudie le développement du capitalisme sous l’angle des subjectivités. Elle a récemment publié « Happycratie » (2018), « les Marchandises émotionnelles » (Premier Parallèle, 2019) et, le 6 février 2020, « la Fin de l’amour », aux éditions du Seuil.

Indígenas exigem a líderes mundiais proteção concreta para a Amazónia


Brasília, 22 set 2020 (Lusa) - Os líderes indígenas da Amazónia estão cansados de ouvir discursos e promessas e exigem agora aos líderes mundiais, reunidos na Assembleia Geral das Nações Unidas, ações concretas na bacia amazónica, atingida pela pandemia, incêndios, violência e seca.

“Esta pandemia é um sintoma de que o planeta está doente. Não queremos mais discursos, estamos diante de uma Amazónia num ponto sem volta”, disse hoje o coordenador-geral da Coordenação das Organizações Indígenas da Bacia Amazónica (Coica), José Gregorio Díaz, numa conferência de imprensa virtual.

“Esta situação é responsabilidade de todos, mas, principalmente, de vocês que estão reunidos em Nova Iorque”, acrescentou, referindo-se aos Presidentes e líderes mundiais que participam na celebração dos 75 anos da criação das Nações Unidas.

Díaz pediu aos chefes de Estado que sejam "honestos pela primeira vez".

“Precisamos reviver o Acordo de Paris (que visa dar uma resposta global às alterações climáticas) e travar os acordos de comércio extrativista, como o da União Europeia e do Mercosul (bloco económico composto pelo Brasil, Argentina, Uruguai e Paraguai)”, acrescentou o coordenador, ao pedir aos grandes bancos para “pararem de dar dinheiro para destruir a Amazónia”.

“Saibam que hoje, tal como ontem, o nosso presente e futuro viram cinzas devido aos incêndios na Amazónia, contaminados com minerais e mercúrio, manchados com o sangue dos nossos irmãos pela luta em defesa do nosso território”, declarou Díaz.

O coordenador da COICA pediu numa carta aberta, dirigida aos líderes mundiais, que "pelo menos se comprometam a respeitar e incorporar as práticas indígenas "de uso sustentável dos recursos naturais".

“Se eles nos ignorarem novamente e continuarem com os seus discursos de mentiras, não haverá forma de recuperar a economia em lugar nenhum”, avisou José Gregorio Díaz.

A líder da Articulação dos Povos Indígenas do Brasil (APIB), Sonia Guajajara, também participou na conferência de imprensa, tendo denunciado que o Presidente, Jair Bolsonaro, "mente ao dizer que os povos indígenas são responsáveis" pela destruição da Amazónia.

“O Brasil tornou-se num dos lugares mais perigosos do mundo, o mundo inteiro ficou horrorizado com os incêndios, que puderam ser vistos do espaço”, disse a responsável da APIB, organização que coordena a luta dos povos originários pelos seus direitos.

A brasileira destacou que "por de trás de cada incêndio está a ganância corporativa de empresas como do agronegócio e da mineração, assim como os maiores bancos e corporações do mundo".

Guajajara também se referiu à pandemia de covid-19, que já matou mais de 800 indígenas no Brasil, país mais afetado pela doença na América do Sul, e onde mais de 30 mil índios foram infetados pelo vírus, segundo dados da APIB.

"Os nossos líderes mais importantes estão a morrer precocemente. Aldeias inteiras em confinamento voluntário correm o risco de desaparecer", alertou a coordenadora da APIB.

Por sua vez, o diretor de campanhas do movimento cívico Avaaz, Oscar Soria, recordou que o “Brasil e o Peru são os casos mais críticos devido à covid-19” na bacia amazónica, mas que “também existem problemas preexistentes, como a posse da terra, conflitos e violência".

Soria chamou ainda a atenção que “a iminência de uma seca dificultará a resistência dos povos indígenas até março” do próximo ano.

Organizações indígenas, civis e religiosas que apoiam as reivindicações da Amazónia estão reunidas esta semana, de forma virtual, na cimeira "O grito da selva", para alertar o mundo sobre as consequências da pandemia e dos incêndios na segurança climática e na alimentação global.

terça-feira, 22 de setembro de 2020

Documentário da Semana - Planète Méditerranée | ARTE


De Marseille à Monaco, une éblouissante découverte de la zone des 100 mètres de profondeur, au prix d’un exploit technologique et humain orchestré par le biologiste et photographe sous-marin Laurent Ballesta. La mission fut exceptionnelle : pendant vingt-huit jours, entre Marseille et Monaco, le biologiste et photographe sous-marin Laurent Ballesta et trois autres plongeurs chevronnés sont restés confinés dans un caisson de 5 mètres carrés, afin de pouvoir explorer sans limite de temps la zone des 100 mètres de profondeur, et révéler ainsi les trésors naturels des fonds méconnus de la Méditerranée. Un défi humain, technique et scientifique suscité par le désir, chez un aventurier chercheur qui ne cesse de repousser plus loin les limites de la plongée, de faire advenir un rêve jusque-là inaccessible : vagabonder dans les profondeurs sous-marines en liberté, des heures durant. "Gombessa V", puisque Laurent Ballesta a baptisé chacune de ses expéditions de l’autre nom du cœlacanthe, poisson que l’on a longtemps cru mythique, a mobilisé une équipe de trente professionnels aguerris au cours de deux années de préparation intensive et a totalisé quatre cents heures de plongée. Ce film en retrace l’épopée collective au jour le jour, au fil d'éblouissantes images. 
Planète Méditerranée Documentaire de Gil Kebaïli (France, 2019, 1h37mn)

O Problema das Redes Sociais



Saiu ontem o documentário "O Dilema das Redes Sociais" (2020), na Netflix, que procura dar conta de vários dos problemas que têm sido atribuídos às redes sociais: viciação, invasão de privacidade, propaganda, manipulação, fragmentação de identidade, etc. O protagonista do filme é Tristan Harris que começou por ser responsável pelo design ético da Google, tendo-se demitido para criar a fundação Center for Humane Technology. O filme é relevante, aconselhável a todos os que usam as redes sociais, dos adolescentes aos mais velhos, mas com algum espírito crítico para evitar entrar em estado de alarme.
Para quem trabalha na área nada é dito aqui de novo, mas o que é dito é importante que chegue a todos, e não apenas a quem trabalha no domínio. As pessoas que falam fizeram todas parte destas empresas — Facebook, Google, Twitter, Instagram, Snapchat,... — mas nem tudo o que dizem é tal como nos querem dar a entender, existe algum excesso, alguma falta de enquadramento principalmente de teoria dos media e análise histórica da psicologia humana. Mas no cômputo geral, o filme funciona bem no acendimento de algumas campainhas, podendo ser relevante para uma grande faixa da sociedade que passou a usar estas ferramentas sem compreender como funcionam, sem qualquer noção do que está por detrás daquelas imagens, menus e comentários que a toda a hora solicitam a nossa atenção.
O discurso alarmista tende ao exageramento das capacidades e potencial, mas aceito-o como discurso que procura gerar uma preocupação societal. Sem essa preocupação dificilmente poderemos levar os políticos a tomar as decisões que são necessárias. Não se compreende como andamos há uma década a pedir regulamentação para estas ferramentas, e tudo continua na mesma. Na Europa criou-se o RGPD, lançaram-se algumas multas, mas pouco mais foi feito. Se temos todo um conjunto de estruturas que regulam os media tradicionais, da rádio à televisão, porque é que ainda não criámos regulação para estas redes sociais? Simplesmente porque não há pressão.
Repare-se no que aconteceu com a Uber, a pressão dos taxistas tem obrigado os políticos a agir. No caso das redes sociais, a pressão surge apenas pelo lado de algumas das pessoas que trabalham na área, e depois quando se fala de roubo de dados ou do muito dinheiro gerado pelas companhias. Por outro lado, sabemos que não é algo simples ou fácil. A regulação das redes sociais, ao contrário dos media tradicionais, tende a chocar com as liberdades e garantias individuais, que é no fundo o mesmo problema da Uber, por isso é tão complicado legislar. Mas se pensarmos no modo como funcionam os regulamentos dos media tradicionais, esses também chocam com os mesmos direitos, a diferença é que a proibição atua de modo indireto e por isso parece menos intrusivo.
A questão dos sistemas informáticos e os algoritmos desenhados para o engajamento é em si menos relevante, porque não difere daquilo que fazemos quando criamos qualquer obra de arte, quando criamos uma peça musical, filme, livro ou uma peça de teatro, ou um espetáculo de televisão, circo ou ilusionismo. Recorrem-se às técnicas mais eficazes na captação da atenção. Claro que ter pessoas a passar dias inteiros fixados nos sistemas não é bom para qualquer pessoa, menos ainda crianças ou adolescentes, mas aí cabe aos pais atuar. Como tenho defendido no caso dos videojogos, as rede sociais devem seguir o mesmo regime, não proibir mas regrar o tempo. Um adolescente tem de ter tempo para ler, ver cinema, correr, brincar, ouvir música, pintar, etc. etc. não pode estar todo o dia no café virtual do Instagram ou na discoteca virtual do Tik Tok. Por isso o que mais desperta a minha preocupação é a relação com o discurso social, a construção de comunidade sócio-política sobre a qual as redes sociais intervêm cada vez mais.
No passado recente, o discurso comunitário era construído quase em exclusivo pelos media e os políticos. As redes sociais vieram dar voz, não a todas as pessoas, mas a todas as ideias, e é aí que surge aquele que considero ser o principal problema. Quando empresas estão dispostas a promover qualquer ideia em função de ganhos financeiros. Onde fica a chamada responsabilidade social das empresas? Como é que podemos aceitar que estas empresas promovam textos e vídeos que debitam informação falsa, errada, que busca manipular a percepção de realidade de outras pessoas? O problema não são os algoritmos, os seus truques de engajamento. Porque esses são bons para mim quando procuro informação relevante, como quando quero comprar um livro e os sistemas me apresentam os livros próximos. Agora quando tenho o Facebook a apresentar-me mais e mais informação sobre a Terra Plana apenas porque vi uma qualquer imagem relacionada, não faz sentido.
Repare-se que o problema não é alguém publicar um texto dizendo que a Terra é plana, mas é o facto das redes sociais, para ganharem dinheiro, aumentarem a distribuição desse texto. Isto está errado, porque quando os algoritmos apresentam esse conteúdo não o fazem porque foi pedido conscientemente por alguém, mas antes porque a empresa quer apresentá-lo para manter a pessoa agarrada ao sistema, por forma a conseguir enviar-lhe mais e mais publicidade. Ou seja, não se trata de proibir ou censurar, mas trata-se de impedir a manipulação empresarial de informação que se sabe ser falsa e nefasta para a sociedade que queremos.
Todos nós experienciamos o poder do algoritmo quando publicamos duas coisas distintas e verificamos que uma tem o dobro de likes da outra. Sabemos que não é por nossa vontade, mas também não é por acaso, é antes porque o algoritmo do Facebook considera um conteúdo melhor do que outro e por isso apresenta-o a muitas mais pessoas, aumentando a sua visibilidade e inevitavelmente o número de likes. Agora não podemos aceitar que o algoritmo considere mais uma notícia falsa, que por ser chocante tem enorme potencial de captar atenção, e a apresentade a mais pessoas do que uma notícia verdadeira que é menos chocante. Mas isto só vai mudar quando for regulado, é de uma ingenuidade tremenda andar a fazer pressão sobre as redes sociais para que elas se auto-regulem quando elas são empresas cotadas em bolsa.
A mensagem no final do documentário é, do meu ponto de vista, para ser levada à letra. Desliguem as notificações. Sempre que comprarem um novo telemóvel ou computador, comecem por desativar todas as notificações de todas as Apps, mantenham apenas as das chamadas e SMS. Se não o fizerem, abrem a porta a que o vosso tempo seja regulado pelo telemóvel e não por vocês.

Censored: Australian scientists say suppression of environment research is getting worse

Fonte: Nature

Environmental scientists in Australia say that they are under increasing pressure from their employers to downplay research findings or avoid communicating them at all. More than half of the respondents to an online survey thought that constraints on speaking publicly on issues such as threatened species, urban development, mining, logging and climate change had become worse in recent years.1

The findings, published this month in Conservation Letters, reflect how politicized debates about environmental policy in Australia have become, says Saul Cunningham, an environmental scientist at the Australian National University in Canberra. “We need our publicly funded institutions to be more vocal in defending the importance of an independent voice based on research,” he says.

Australian scientists aren’t the only ones who have reported interference in science or pressure — particularly from government employers — to downplay research findings. Scientists in the United StatesCanada and Brazil have also reported such intrusions in the past decade.

Scale of the problem

Two-hundred and twenty scientists in Australia responded to the survey, which was organized by the Ecological Society of Australia and ran from October 2018 until February 2019. Some of the respondents worked in government, others in universities or in industry, for example in environmental consultancies or non-governmental organizations.

The results show that government and industry scientists experienced greater constraints from their employers than did university staff. Among government employees, about half were prohibited from speaking publicly about their research, compared with 38% employed in industry and 9% of university staff. Three-quarters of those surveyed also reported self-censoring their work.

Scientists silenced: Infographic showing that many environmental scientists have had their work altered by their employer.

Source: D. A. Driscoll et al. Conserv. Lett. e12757 (2020)

One-third of government respondents and 30% of industry employees also reported that their employers or managers had modified their work to downplay or mislead the public on the environmental impacts of activities such as logging and mining.

Government employers most commonly modified science reported for the media or for internal communications, but conference presentations and journal articles were also altered to downplay environmental impacts. A 2013 survey of more than 4,000 Canadian government scientists found a similar rate (24%) of information for the media being altered or excluded for non-scientific reasons. In Australia, public commentary was most commonly curtailed on issues related to threatened species. “The public often remains ‘in the dark’ about the true state and trends of many species,” wrote one survey respondent.

Managers modifying communications shared in government departments is particularly concerning, says ecologist Don Driscoll from Deakin University outside Melbourne, who led the study. It suggests that for controversial issues, such as the environmental impacts of mining or land clearing, “the information is not getting right through to the decision makers”.

Although university scientists reported fewer restrictions on communicating their work, Cunningham says that they are not immune to pressures that can prevent them from speaking out. “Many prominent researchers in my school receive threats of violence as a result of their work,” he says. “[That’s] not going to be good for your mental health, and it might also shape your willingness to speak publicly about contentious issues,” he says.

Just under half of the survey respondents reported being harassed or criticized for speaking out. The Ecological Society of Australia has now set up a permanent online portal where instances of science suppression can be anonymously reported.

Most scientists felt the main consequences of being blocked or refraining from speaking about their work was that vested interest groups then dominated public debates and could mislead people, and that relevant data was not used to inform policies.

The remedy

Driscoll says that one way to reduce employer interference and improve transparency is to establish an independent environment commission that provides policy advice and has guaranteed funding. The commissioner in charge would need security of tenure, “so that they can’t be sacked every time there’s an election,” says Driscoll. This happened in 2013, when a newly elected conservative government disbanded a climate commission set up two years earlier to act as an advisory board to government on climate science.

New Zealand has had an independent parliamentary commissioner for the environment since 1986, to provide independent reports and advice on environmental issues to the parliament.

Policies and codes of conduct that stipulate how science should be communicated can also be helpful for scientists working in government departments, says Driscoll. In 2018, the Canadian government adopted a scientific-integrity policy for the public service, which directs departments employing scientists to ensure that communication is free from political, commercial and stakeholder interference, and that scientific information is made available to the public in a timely manner.

“I don’t think there’s a simple solution,” says Cunningham, but “it’s important to pursue some of these sorts of institutional changes and policy changes that can create a little bit of protection for ideas.”

The 5 mega-trends facing the world you have to know about

segunda-feira, 21 de setembro de 2020

Clara Ferreira Alves in "A Pluma Caprichosa", jornal Expresso


"Tão felizes que nós éramos"
Anda por aí gente com saudades da velha portugalidade. Saudades do nacionalismo, da fronteira, da ditadura, da guerra, da PIDE, de Caxias e do Tarrafal, das cheias do Tejo e do Douro, da tuberculose infantil, das mulheres mortas no parto, dos soldados com madrinhas de guerra, da guerra com padrinhos políticos, dos caramelos espanhóis, do telefone e da televisão como privilégio, do serviço militar obrigatório, do queres fiado toma, dos denunciantes e informadores e, claro, dessa relíquia estimada que é um aparelho de segurança. Eu não ponho flores neste cemitério. Nesse Portugal toda a gente era pobre com exceção de uma ínfima parte da população, os ricos. No meio havia meia dúzia de burgueses esclarecidos, exilados ou educados no estrangeiro, alguns com apelidos que os protegiam, e havia uma classe indistinta constituída por remediados. Uma pequena burguesia sem poder aquisitivo nem filiação ideológica a rasar o que hoje chamamos linha de pobreza. Neste filme a preto e branco, pintado de cinzento para dar cor, podia observar-se o mundo português continental a partir de uma rua. O resto do mundo não existia, estávamos orgulhosamente sós. Numa rua de cidade havia uma mercearia e uma taberna. Às vezes, uma carvoaria ou uma capelista. A mercearia vendia açúcar e farinha fiados. E o bacalhau. Os clientes pagavam os géneros a prestações e quando recebiam o ordenado. Bifes, peixe fino e fruta eram um luxo.
A fruta vinha da província, onde camponeses de pouca terra praticavam uma agricultura de subsistência e matavam um porco uma vez por ano. Batatas, peras, maçãs, figos na estação, uvas na vindima, ameixas e de vez em quando uns preciosos pêssegos.
As frutas tropicais só existiam nas mercearias de luxo da Baixa. O ananás vinha dos Açores no Natal e era partido em fatias fininhas • para render e encharcado em açúcar e vinho do Porto para render mais. Como não havia educação alimentar e a maioria do povo era analfabeta ou semianalfabeta, comia-se açúcar por tudo e por nada e, nas aldeias, para sossegar as crianças que choravam, dava-se uma chucha embebida em açúcar e vinho. A criança crescia com uma bola de trapos por brinquedo, e com dentes cariados e meia anã por falta de proteínas e de vitaminas. Tinha grande probabilidade de morrer na infância, de uma doença sem vacina ou de um acidente por ignorância e falta de vigilância, como beber lixívia. As mães contavam os filhos vivos e os mortos era normal. Tive dez e morreram-me cinco.
A altura média do homem lusitano andava pelo metro e sessenta nos dias bons. Havia raquitismo e poliomielite e o povo morria cedo e sem assistência médica. Na aldeia, um João Semana fazia o favor de ver os doentes pobres sem cobrar, por bom coração. Amortalhado a negro, o povo era bruto e brutal. Os homens embebedavam-se com facilidade e batiam nas mulheres, as mulheres não tinham direitos e vingavam-se com crimes que apareciam nos jornais com o título ‘Mulher Mata Marido com Veneno de Ratos’. A violação era comum, dentro e fora do casamento, o patrão tinha direito de pernada, e no campo, tão idealizado, pais e tios ou irmãos mais velhos violavam as filhas, sobrinhas e irmãs. Era assim como um direito constitucional. Havia filhos bastardos com pais anónimos e mães abandonadas que se convertiam em putas. As filhas excedentárias eram mandadas servir nas cidades. Os filhos estudiosos eram mandados para o seminário. Este sistema de escravatura implicava o apartheid.
Os criados nunca dirigiam a palavra aos senhores e viviam pelas traseiras. O trabalho infantil era quase obrigatório porque não havia escolaridade obrigatória. As mulheres não frequentavam a universidade e eram entregues pelos pais aos novos proprietários, os maridos. Não podiam ter passaporte nem sair do país sem autorização do homem. A grande viagem do mancebo era para África, nos paquetes da guerra colonial. Aí combatiam por um império desconhecido. A grande viagem da família remediada ao estrangeiro era a Badajoz, a comprar caramelos e castanholas. A fronteira demorava horas a ser cruzada, era preciso desdobrar um milhão de autorizações, era-se maltratado pelos guardas e o suborno era prática comum.
De vez em quando, um grande carro passava, de um potentado veloz que não parecia sujeitar se à burocracia do regime que instituíra uma teoria da exceção para os seus acólitos. O suborno e a cunha dominavam o mercado laborai, onde não vigorava a concorrência e onde o corporativismo e o capitalismo rentista imperavam. Salazar dispensava favores a quem o servia. Não havia liberdade de expressão e o lápis da censura aplicava-se a riscar escritores, jornalistas, artistas e afins. Os devaneios políticos eram punidos com perseguição e prisão. Havia presos políticos, exilados e clandestinos. O serviço militar era obrigatório para todos os rapazes e se saíssem de Portugal depois dos quinze anos aqui teriam de voltar para apanhar o barco da soldadesca. A fé era a única coisa que o povo tinha e se lhe tirassem a religião tinha nada. Deus era a esperança numa vida melhor. Depois da morte, evidentemente. "

Desperdício alimentar: uma realidade que precisamos de combater!

Fonte: aqui


As crescentes preocupações ambientais, somadas à carência de bens e às dificuldades económicas acrescidas que a pandemia da covid-19 acentuou, fazem com que o desperdício alimentar seja cada vez mais uma preocupação na ordem do dia. Hoje, mais do que nunca, é importante pensar e repensar cada escolha, desde o momento da compra até ao consumo. Em termos médios, estima-se que quase um terço dos alimentos produzidos resultem em desperdício alimentar. Um terço! O desperdício alimentar representa, também, um impacto negativo para o ambiente, traduzido nomeadamente em 8% das emissões de gases com efeito de estufa a nível mundial.

Esta é uma ação que se exige consertada: dos grandes comércios ao consumidor individual, todos podem e devem fazer escolhas mais conscientes e mais inteligentes, no sentido de utilizar da forma mais eficaz possível cada ingrediente. Não há reverso da medalha: prevenir e reduzir o desperdício alimentar é cuidar do futuro do planeta.

Numa luta que é de todos e que beneficia todos, é necessário criar estratégias para reduzir o desperdício em toda a sua cadeia de valor, com ações que envolvem toda a rede - do produtor ao consumidor - e que promovem a consciencialização e o respeito pelos alimentos. 

Da produção…

Um exemplo é o aproveitamento dos chamados "legumes feios". Na prática, são legumes cujo aspeto não é o padronizado, quer seja por tamanho, cor ou formato, mas que têm um perfil nutricional e de sabor como os outros. Exclusivamente pelo aspeto, estes legumes dificilmente eram escoados, mas o Pingo Doce decidiu dar-lhes uma vida. A cadeia compra estes legumes e adapta-os à sua oferta em duas frentes: por um lado, aproveita-os para as sopas frescas, prontas a levar; por outro, utiliza-os nas gamas de legumes pré-cortados e em saladas.

Os legumes que, exclusivamente pelo aspeto, não correspondem aos padrões para venda, são utilizados nas cozinhas do Pingo Doce. 

Os legumes "feios" são reaproveitados para as sopas da Comida Fresca do Pingo Doce e para legumes pré-cortados e embalados.

Em 2019, o Pingo Doce incorporou mais de 3.700 toneladas de legumes não calibrados em sopas e vegetais prontos a usar

… À distribuição…

O desafio de reduzir o desperdício alimentar continua por toda a cadeia de valor, o que significa que é preciso agir preventivamente em todos os processos. Em loja, os distribuidores deparam-se, não raras vezes, com produtos que não conseguiram escoar antes do fim do prazo de validade.

Os pormenores são importantes: no rótulo, "consumir até" é diferente de "consumir antes de". No primeiro caso, não deve mesmo exceder a data; no segundo, o prazo não é estrito e, se não houver alterações, o produto ainda pode ser consumido!

No Pingo Doce, o aproximar de um prazo de validade torna-se numa oportunidade vantajosa para os clientes. Através de uma etiqueta laranja, assinala-se um desconto substancial do produto, com a informação do motivo – aproximação do prazo de validade –, da data e do preço. Estes produtos estão ainda em perfeito estado para consumo e podem representar uma grande poupança nas compras! Mas atenção: não ceda ao impulso de comprar apenas por estar em promoção para, depois, deitar fora. Faça compras inteligentes e consoante as reais necessidades da família.

Quando os alimentos não podem ser vendidos, mas ainda podem ser consumidos, o Pingo Doce dá-lhes um novo rumo. Respeitando todas as normas de segurança alimentar, encaminha-os para instituições que apoiem pessoas em situação de vulnerabilidade. Em 2019, este "pequeno" gesto traduziu-se em 5.800 toneladas de alimentos doados. Neste ano, e mesmo com a pandemia e as respetivas restrições, o valor nos primeiros seis meses foi de 2.800 toneladas.

Os produtos promocionais por aproximação do prazo de validade estão identificados com uma etiqueta laranja

Quando já não podem ser comercializados mas ainda podem ser consumidos, o Pingo Doce doa-os a centenas de instituições parceiras 

Esta iniciativa pode também inspirá-lo: se, nas arrumações de despensa, se aperceber de que há algum produto que tem "a mais" e que não irá consumir em tempo útil, porque não doá-lo? Pequenos gestos podem ajudar muitas pessoas!

… E ao consumo!

No caso de Portugal, calcula-se que, por ano, cada português deita ao lixo 100 kg de alimentos, em média.*

Comprar de forma mais consciente exige alguma prática e alguma preparação: afinal, numa visita ao supermercado a tendência pode ser "levar tudo o que possa vir a precisar" e não comprar aquilo que, efetivamente, precisará. O primeiro passo para compras mais responsáveis – cujo impacto, como já vimos, faz a diferença a nível ambiental mas, também, económico – é a elaboração de uma lista de compras. Isto não significa que o desperdício alimentar seja reduzido a zero em cada casa. Mas é um primeiro passo (de muitos).

Já em casa, na gestão da despensa e do frigorífico, a leitura informada das informações das embalagens é outro aliado. Muitos encaram a data de validade como o dia em que o produto deixa de poder ser consumido, mas nem sempre é verdade. No rótulo, há diferenças entre duas das formas mais comuns de comunicação de uma data de validade: "consumir até" - aqui a data deve mesmo ser respeitada, porque as propriedades poderão alterar-se depois disso - ou "consumir de preferência antes de" - neste caso, se não identificar alterações de aspeto, textura, cheiro e sabor, o produto ainda está apto a consumo. A massa, o arroz ou o azeite são bons exemplos de produtos em que a data é indicativa da duração mínima. 

Mas há mais que pode fazer. Muitas vezes deitamos fora alimentos ou ingredientes simplesmente porque, além daquela receita específica, não temos uso para lhe dar. É o caso das cascas dos alimentos, que tendencialmente são consideradas lixo, mas que têm inesperadas utilizações. Na revista Sabe Bem e no site encontra receitas com desperdício alimentar zero. Deste modo, aprende de forma muito fácil a tirar o melhor partido das sobras e de partes dos alimentos que não está habituado a utilizar nas refeições convencionais! 

Para todos aqueles que procuram formas saborosas, fáceis e originais de reduzir o desperdício alimentar em casa, a cadeia de retalho lançou o livro "Desperdício zero à mesa com o Pingo Doce", com receitas práticas onde "nada se perde, tudo se poupa". Com 180 receitas, técnicas de cozinha e muitas dicas, este é o livro que vai querer na bancada da cozinha, dia após dia. Afinal, todos os gestos contam para poupar o planeta, e todos os cêntimos contam na gestão do orçamento familiar.

*Desperdício Alimentar, de Iva Pires, pela Fundação Francisco Manuel dos Santos, setem

Investigação do Consórcio de Jornalistas. Grandes bancos facilitam branqueamento de capitais


Uma análise a documentos confidenciais produzidos por vários bancos nos Estados Unidos e enviados à agência federal FinCEN mostram como grandes bancos facilitaram o branqueamento de capitais, segundo o Consórcio Internacional de Jornalistas de Investigação (ICIJ).


"Os lucros das guerras mortíferas da droga, as fortunas desviadas de países em desenvolvimento e as economias duramente ganhas e roubadas através do esquema de pirâmide Ponzi têm sido capazes de entrar e sair das instituições financeiras, apesar dos avisos dos próprios funcionários dos bancos", detalha a investigação realizada por 108 media internacionais, de 88 países, entre os quais o Expresso, divulgada este domingo.

Fuga de informação na origem da investigação

A investigação, coordenada pelo consórcio ICIJ (na sigla inglesa), teve como base uma fuga de informação de mais de 2.100 relatórios confidenciais produzidos por vários bancos nos Estados Unidos e que foram enviados originalmente para a agência federal FinCEN - Financial Crimes Enforcement Network -, a qual serviu de mote para o nome do projeto - FinCEN Files.

Os relatórios foram obtidos pelo BuzzFeed News, que os partilhou com o Consórcio Internacional de Jornalistas de Investigação.

Os documentos analisados mostram que os bancos JP Morgan, HSBC, Standard Chartered Bank, Deutsche Bank e Bank of New Yor Mellon continuaram a beneficiar-se de jogadores poderosos e perigosos, refere a investigação, apontando que isso continuou mesmo depois de as entidades norte-americanas terem multado estas entidades financeiras por falhas anteriores em não congelar contas de dinheiro suspeito.

Agências norte-americanos não processam os grandes bancos

Segundo a investigação de 16 meses, cujas principais descobertas foram hoje publicadas, as agências norte-americanos responsáveis por fazer cumprir as leis de branqueamento de capitais "raramente" processam os grandes bancos que infringem a lei.

Conclui também que as ações das autoridades têm pouco impacto no enorme fluxo de dinheiro que flui pelo sistema financeiro internacional.

A investigação alerta ainda que, em alguns casos, os bancos continuaram a movimentar fundos ilícitos mesmo depois de as autoridades norte-americanas terem advertido que enfrentariam processos penais se não deixassem de fazer negócios com mafiosos, golpistas ou regimes corruptos.

Os movimentos do maior banco com sede nos EUA

De acordo com a análise, o JP Morgan, o maior banco com sede nos Estados Unidos, transferiu dinheiro para pessoas e empresas vinculadas ao saque maciço de fundos públicos na Malásia, Venezuela e Ucrânia, segundo os FinCEN Files.

O banco também processou mais de 50 milhões de dólares em pagamentos durante uma década a Paul Manafort, um ex-diretor da campanha do Presidente norte-americano, Donald Trump.

O consórcio adianta que o banco transferiu pelo menos 6,9 milhões de dólares em transações de Manafort nos 14 meses posteriores à sua renúncia da campanha.

"No total, os documentos identificam mais 2.000 milhões [de dólares] em transações entre 1999 e 2017 que foram identificadas por funcionários de instituições financeiras como possível lavagem de dinheiro ou outra atividade criminosa", adianta.

Os arquivos da FinCEN representam menos de 0,02% dos mais de 12 milhões de relatórios sobre atividades suspeitas que as instituições financeiras apresentaram à agência federal entre 2011 e 2017.

Num comunicado divulgado antes da investigação ser publicada, a polícia financeira do Tesouro dos Estados Unidos advertiu que a divulgação de relatórios de atividades suspeitas era um "crime" que "pode ter um impacto na segurança nacional" do país.

O envolvimento de Isabel do Santos e marido

De acordo com o Expresso, a filha do ex-presidente de Angola José Eduardo dos Santos "foi alvo de dois relatórios sobre atividades suspeitas em 2013 nos Estados Unidos, um do JP Morgan e outro do Standard Chartered" devido a "transferências ligadas à Unitel e ao negócio dos diamantes em que Sindika Dokolo foi sócio do Estado angolano".

Segundo o Expresso, o relatório tem dezenas de páginas e foi concluído em 16 de outubro de 2013: "É um dos dois documentos incluídos nos FinCEN Files que estão relacionados com Isabel dos Santos. Uma funcionária do departamento de 'compliance' do JP Morgan Chase Bank, nos Estados Unidos, enviou-o no dia seguinte para a FinCEN, a agência federal responsável por processar e reencaminhar suspeitas sobre potenciais esquemas de lavagem de dinheiro para eventual investigação pelas autoridades policiais".

Apesar de Isabel dos Santos, nem o seu pai serem clientes, "o relatório enviado à FinCEN mostra como o JP Morgan tinha estado envolvido indiretamente, como banco correspondente, em transferências relacionadas com a família e com o Estado angolano" e "houve uma transferência, em particular, que chamou a atenção do 'compliance' da instituição: Sindika Dokolo, o marido de Isabel dos Santos, tinha enviado em março de 2012 quatro milhões de dólares para uma conta de uma empresa holandesa, a Melbourne Investments BV, que passaram por uma conta correspondente do JP Morgan".

Ora, como o banco "foi incapaz de identificar qualquer outra transferência relacionada com a Melbourne Investments BV nem qualquer perfil público sobre ela, isso reforçou a possibilidade de se tratar de uma empresa de fachada sem nenhum propósito comercial", lê-se no relatório, citado pelo Expresso.

No âmbito do Luanda Leaks, outra investigação do ICIJ, já havia detalhes sobre aquele montante e sobre a Melbourne.

"Esse dinheiro foi usado por Sindika Dokolo para se tornar sócio da empresa estatal angolana Sodiam numa companhia de diamantes de luxo na Suíça, a De Grisogono. Durante essa investigação, aliás, todos os dados recolhidos indicaram que os quatro milhões de dólares teriam sido o único dinheiro colocado pelo marido nesse negócio, em contraste com os 147 milhões colocados pelo Estado angolano (apesar de Dokolo argumentar que investiu um total de 115 milhões), sendo que entretanto a De Grisogono abriu falência e a Sodiam ficou com uma dívida ao banco que Isabel dos Santos controlava em Angola, o BIC", refere o Expresso.

Tanto Isabel dos Santos como o marido têm negado, desde a investigação Luanda Leaks, qualquer irregularidade.

"Seja como for, a total ausência de informação à volta da Melbourne Investments levou o 'compliance' do JP Morgan a reunir no outono de 2013 tudo o que conseguia sobre o casal", acrescenta.

O relatório inclui uma lista de 26 entidades e pessoas - onde constam Isabel dos Santos, Sindika e José Eduardo dos Santos - que pudessem ser partes relacionadas, englobando a Galp em Portugal, onde a empresária tinha uma participação acionista indireta.

"Ao todo, o banco identificou um total de 829 milhões de dólares em transferências ocorridas entre 2005 e 2013 relacionadas com o universo dessas entidades, mas pôs de lado a esmagadora maioria delas e concentrou-se em rever apenas algumas dezenas de milhões", refere o Expresso.

Foram identificados movimentos efetuados entre 03 de julho de 2006 e 02 de março de 2012 de contas controladas por Sinkika Dokolo que passaram por contas correspondentes de bancos estrangeiros no JP Morgan.

"Além dos bancos EuroBIC, BPI, Deutsche Bank, em Portugal, e do BAI, do Banco Totta e do BESA, em Angola, o marido de Isabel dos Santos tinha nessa altura contas em Chipre (FMBE Bank), no Luxemburgo (Banque Pictet), em França (Credit du Nord) e no Congo (Banque Internationale pour L'Afrique au Congo, BIAC)", acrescenta.

"De acordo com o relatório encontrado nos FinCEN Files, foram detetadas entradas e saídas de 10 milhões de dólares nas contas de Dokolo durante esses seis anos, sendo que sete milhões corresponderam a saídas, a maioria delas a partir do EuroBIC, em Portugal, e do FBME, em Chipre", refere o Expresso.

A responsável pelo 'compliance' [que visa que a instituição cumpra as regras] "notou a existência de transferências regulares de 100 mil euros do FBME para o Banque Pictet no Luxemburgo, comentando que 'a frequência, o volume e o valor repetitivo, juntamente com as diferentes localizações dos bancos, indicam possivelmente uma tentativa de fragmentar o movimento de fundos para esconder a materialidade geral dos fluxos de dinheiro e evitar que isso seja alvo de relatórios'".
Segundo o documento, a maior parte das entradas de dinheiro do marido de Isabel dos Santos foram canalizadas para o BESA em Angola e para o BIAC no Congo.

"Uma vez que estas transferências parecem ser proporcionais ao movimento de fundos que saíram de Angola para paraísos bancários com recurso a métodos não transparentes, a totalidade dos fluxos acima descritos são reportados como suspeitos", lê-se no documento.

O Expresso adianta que o JP Morgan também reportou com potencial de risco um conjunto de transferências de cinco milhões de dólares entre 2005 e 2011 com origem no BAI em Angola, tendo como titular a Clínica Sagrada Família, do grupo da Endiama, estatal angolana de prospeção e exploração de diamantes, para uma conta do já extinto BES titulada por uma empresa em Portugal.

"A suspeita era, de qualquer forma, inconsistente porque a hipótese que a funcionária do 'compliance' levantou era de que a destinatária dos fundos, uma companhia contendo no nome Prestação de Serviços, SA, poderia eventualmente ser a Santoro Finance, Prestação de Serviços, SA, uma das empresas do casal Isabel dos Santos e de Sindika em Lisboa", sendo que "o motivo estava no facto de ambas as empresas coincidirem parcialmente no nome".

O Expresso contactou Sindika Dokolo e os seus advogados, mas nenhum esteve disponível para comentar.

Entretanto, há ainda um outro relatório - de 18 de outubro de 2013 - enviado pela Standard Chartered, em Nova Iorque, para a FinCEN, que, embora não mencione a empresária angolana, refere "uma transferência de 18,7 milhões de dólares ocorrida sete anos antes, a 13 de outubro de 2006, tendo como origem a Unitel, a empresa de telecomunicações em Angola" da qual Isabel dos Santos é acionista e foi presidente, e que tinha como destino o BPI em Lisboa, numa conta em nome da empresa Vidatel Limited, e que tinha passado por outra conta em Nova Iorque.

"O relatório do banco é, de resto, um pouco confuso porque agrega um conjunto de transferências originadas em contas de múltiplas companhias com o nome Unitel, numa série de países, sendo que um delas é de facto a empresa de telecomunicações com sede em Angola de que Isabel Santos é acionista", refere. "A Vidatel é uma companhia offshore registada nas Ilhas Virgens Britânicas que tem como beneficiária Isabel dos Santos e, através da qual, ela detém 25% da Unitel em Angola".